MI-1, H. Mikler, Die römischen Funde aus Bein im Landesmuseum Mainz.

Cet ouvrage est consacré à l’inventaire et à l’étude des objets antiques en os travaillé conservés au Landes­mu­seum de Mayence. Issus en totalité des fouilles locales, ils proviennent de con­textes militaires (notamment grâce aux recherches sur le camp légionnaire) et civils. Les collections couvrent donc la plupart des utilisations antiques de l’os, matière première abondante, peu coû­teuse, dont on tirait à l’époque ro­maine aussi bien des objets de parure que des ustensiles domestiques ou des outils.
Largement illustré de dessins et de photos, ce volume contient le catalogue de plusieurs centaines d’objets regroupés en catégories fonctionnelles. L’étude de synthèse et les nombreux parallèles trouvés dans le monde romain offrent au lecteur un panorama très complet de la production des objets en os dans les provinces romaines.

1997, 175 p., 43 fig., 69 pl., 5 cartes
41 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-06-6)


MI-2, Cl.-A. de Chazelles-Gazzal, Les maisons en terre de la Gaule méridionale.

A partir des fouilles effectuées depuis une vingtaine d’années en Provence et en Languedoc-Roussillon, ainsi qu’en Catalogne, cet ouvrage dresse, pour la première fois, un bilan général des connaissances sur la construction des maisons en terre crue du Midi de la France à l’Age du fer et à l’époque romaine. Il met l’accent sur la nécessité de croiser l’emploi d’une terminologie précise, inspirée par des parallèles ethno-architecturaux, et les résultats d’une observation rigoureuse des vestiges archéologiques.
En plus de procédés connus comme l’adobe, les toitures ou les revêtements muraux, ce livre démontre que d’autres formes d’utilisation de la terre crue telles que la bauge, le façonnage de l’équipement des maisons ou des planchers-plafonds et les peintures appartenaient aussi aux habitudes constructives des Gaulois méridionaux.
Chaque fois que cela a été possible, l’apparition d’un procédé a été datée et son origine, indigène ou étrangère, identifiée afin de contribuer à préciser l’histoire des techniques. Dans le même esprit, les comparaisons ont été poursuivies souvent bien au-delà des limites de la Gaule du sud, et parfois bien après la fin de l’Empire. Une illustration très fournie et une riche bibliographie thématique complètent l’étude.

1997, 229 p., 233 fig. in-t.
41 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-07-4)


MI-3, F. Quesada Sanz, El aramamento ibérico. Estudio tipológico, geográfico, funcional y simbólico de las armas en la Cultura Ibérica.

Utilisant toute l’information disponible et l’examinant sous différents points de vue, dans une large perspective, cet ouvrage aussi considérable par son volume que par la qualité du matériel traité constitue la première étude globale de l’armement ibérique entre le VIe et le Ier s. av. J.-C. A partir d’un catalogue exhaustif de l’armement préromain péninsulaire —plus de 6000 entrées— et de la confrontation de ces objets avec les données issues d’autres sources documentaires (littéraires, iconographiques…, etc.), l’auteur définit le cadre analytique et synthétique d’une étude rigoureuse des armes elles-mêmes (en livrant notamment les premières typologies pour de nombreuses séries d’objets), mais aussi de leur distribution, de leurs aspects fonctionnel, symbolique, iconographique, militaire…, etc. Le contexte social, économique et funéraire des armes dans la société préromaine péninsulaire et étudié en profondeur, de même que les relations entre la culture ibérique et les civilisations méditerranéennes, celtique et celtibère.
Ce livre devrait devenir un ouvrage de référence pour les spécialistes de l’Age du Fer de la péninsule ibérique, de la Méditerranée et du monde celtique, mais également pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire militaire et à l’armement antiques.

1997, 2 vol., 480 + 500 p., 350 fig. in-t., 16 pl. h.-t.
130 € + 11 € port/emb. (ISBN : 2-907303-09-0 et 2-907303-10-4)


MI-4, M. Feugère, V. Serneels (dir.), Recherches sur l’économie du fer en Méditerranée nord-occidentale.

Alors que l’archéologie du fer s’est développée de manière spectaculaire, ces dernières années, en Europe continentale, on ne disposait encore récemment que de données éparses sur les régions méditerranéennes soumises aux influences grecques, italiques et puniques. Issu d’une table-ronde tenue à Lattes (UMR 154 du CNRS) en 1996, ce volume rassemble les données disponibles sur les différentes étapes de la chaîne opératoire du fer, des origines à l’Antiquité tardive, en Gaule du Sud et en Catalogne.
Après une introduction générale apportant l’état actuel des connaissances sur la technologie, la forme des installations et les types de résidus issus de chaque étape du travail du fer, l’ouvrage comporte une vingtaine d’exposés : ceux-ci se répartissent entre essais de synthèse régionale et publications de fouilles, qu’il s’agisse de sites de réduction du minerai de fer ou d’installations de forges préromaines, gallo-romaines ou tardives. C’est l’abondance et la variété de ces données, pour la plupart inédites, qui donnent à l’ouvrage toute sa nouveauté.
La conclusion est apportée sous la forme d’un exposé de synthèse, faisant le point des avancées significatives (par exemple dans le domaine de la reconnaissance et la commercialisation des lingots de fer, l’aspect des installations de forges et leur place dans l’économie rurale…), mais dégageant aussi les lacunes actuelles de la recherche régionale et ses priorités..

1998, 1 vol., 263 p., 231 fig. in-t.
42 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-12-0)


MI-5, M.-Ch. Frère-Sautot (dir.), Paléométallurgie des cuivres. Actes du colloque de Bourg-en-Bresse et Beaune, 17-18 oct. 1997

Après dix années de recherches menées dans le cadre du parc archéologique "l'Archéodrome de Bourgogne" sur la paléométallurgie des minerais de cuivre, un colloque de près de 80 spécialistes venus d'une dizaine de pays a été organisé les 17 et 18 octobre 1997, à Bourg-en-Bresse et à l'Archéodrome de Beaune. A travers cette structure et les organisateurs, la Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, c'est aussi l'actualité archéologique qui devait être mise en valeur, puisque ce thème des premières métallurgies coïncidait chronologiquement avec la découverte, lors de travaux autoroutiers dans le département de l'Ain, d'un exceptionnel site d'habitat chalcolithique à faciès campaniforme, Géovreissiat. C'était l'occasion à la fois de faire connaître le contenu des fouilles, les premiers résultats de l'expérimentation et les grands problèmes posés actuellement par la découverte des sites miniers ou métallurgiques concernant les minerais de cuivre.
Après les colloques de Chypre (1981) et de Saint-Germain-en-Laye (l989), après les travaux de P.T. Craddock en Angleterre, de B. Rothenberg en Allemagne et de J.-P. Mohen au Musée des Antiquités Nationales, ce volume vient renforcer les synthèses récentes en confrontant les découvertes archéologiques, désormais mieux observées, avec les données de l'archéologie expérimentale. Rassemblant dans une même publication les analyses de nombreux chercheurs étrangers, il offre un tableau actualisé des connaissances dans le domaine très précis de la paléométallurgie des cuivres aux époques pré- et protohistorique.

1998, 1 vol., 249 p., nbr. fig. in-t..
41 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-19-8)

MI-6, G. Nicolini, N. Dieudonné-Glad (dir.), Les métaux antiques : travail et conservation. Actes du colloque de Poitiers, 28-30 sept. 1995

Le colloque de Poitiers (1995) a été consacré à la confrontation de diverses approches des métaux antiques, axées sur la mise en forme des productions artisanales et la restauration des objets archéologiques : deux démarches à vrai dire complémentaires, la seconde permettant souvent de remettre sa main où l'artisan a posé la sienne.
De la réduction du minerai de fer à l'ornementation des bijoux en or, la réflexion embrasse donc une large variété d'activités artisanales, que reflètent les quatre volets de ces Actes (Ateliers ; Techniques ;Analyses ; Restauration). Dépassant les cadres chronologiques ou culturels au sein desquels on limite bien souvent la recherche, les contributions emmènent le lecteur de la protohistoire occidentale à la période omeyyade, et même jusqu'aux fonderies traditionnelles du Burkina Faso. Les artisans celtiques ou gallo-romains retrouvent ainsi la grande communauté des forgerons, bronziers et orfèvres de tous les temps : à travers la diversité des solutions techniques adoptées dans chaque culture pour résoudre des questions similaires, l'ouvrage recréée un espace de réflexion où l'histoire des techniques, abordée par des spécialistes, rejoint une approche plus globale des rapports entre l'artisan et la société pour laquelle il travaille.

1998, 1 vol., 202 p., nbr. fig. in-t.
38 € + 6,30 € port/emb. (ISBN : 2-907303-15-5)

MI-7, J. Voinot, Les cachets à collyres dans le monde romain.

Reprenant l'inventaire publié en 1981 dans un catalogue hors commerce, cet ouvrage livre un catalogue raisonné des 314 cachets à collyres actuellement connus dans le monde romain. Ces petites matrices de pierre, qui ont depuis longtemps attiré l'attention des épigraphistes et des collectionneurs, ont servi à marquer des collyres, médicaments ophtalmologiques dont ces cachets donnent le nom, et l'indication pharmacologique. Le nom qui y est fréquemment associé pourrait être celui du préparateur, l'ancêtre de nos pharmaciens.
Les cachets à collyres représentent donc un trésor documentaire que l'on peut étudier sous plusieurs aspects : la désignation des maladies, celle des médicaments bien sûr, d'origine organique ou minérale, que l'on prescrivait aux patients atteints de ces affections, et les noms des ophtalmologues. Les lieux de découverte des cachets à collyres présentent également un intérêt certain, dans la mesure où on les rencontre principalement en Gaule et en Bretagne, et presque jamais en Italie par exemple.
Sur tous ces aspects, et notamment sur l'inventaire révisé et complété des cachets, l'ouvrage de J. Voinot apporte, après plusieurs décennies de recherche, des bases solides. C'est donc une contribution essentielle à l'histoire de la médecine et à l'épigraphie qui arrive à son terme avec cette publication très attendue.

1999, 1 vol., 368 p., nbr. fig. (cartes, photos, dessins...)
58 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-26-0)


MI-8, A. Morillo Cerdan, Lucernas romanas en la región septentrional de la península ibérica.

Cet ouvrage présente un vaste catalogue de lampes romaines — plus de 2000 pièces —, un des plus complets qui aient été réalisés à ce jour dans la Péninsule Ibérique. On y trouve les lampes romaines des provinces de Léon et Palencia, ainsi que des Asturies et de Cantabrie, un territoire homogène du point de vue géographique et historique, situé au nord de la Péninsule entre le fleuve Duero et la romaim ne, sur le versant méridional des monts Cantabriques, jouant un rôle qui dépasse de beaucoup unemer, traversé par les monts Cantabrique.
S'appuyant sur une analyse minutieuse des caractéristiques typologiques, chronologiques, iconographiques, épigraphiques et techniques des lampes, l’auteur dégage des conclusions novatrices sur la fabrication et la circulation régionale de ces objets à l’époque romaine. Il combine l'analyse exhaustive de chaque pièce (typologie, diffusion, études précédentes, etc…) avec la signification des lampes dans le contexte de chaque site. Les données servent ainsi de point de départ à une étude générale sur le processus d'implantation romaine dans la région septentrionale de la Péninsule Ibérique, principalement à partir de la fondation des premiers centres militaires et urbains dans cette région. L'armée romaine tient dans cette région une place de premier plan, à partir des Guerres Cantabriques et, durant toute la période simple occupation militaire.

1999, 2 vol., 899 p., 40 graphes, 176 fig. pl. page, 1 depl., 8 pl. photo h.-t.
110 € + 11 € port/emb. (ISBN : 2-907303-31-7 et 2-907303-32-5)


MI-9,
M. Polfer (dir.), Artisanat et productions artisanales en milieu rural dans les provinces du nord-ouest de l’Empire romain. Actes du colloque d’Erpeldange, mars 1999.

Le colloque international d'Erpeldange, au Luxembourg, a rassemblé en mars 1999 une cinquantaine de spécialistes autour d'un thème jusque-là peu abordé par historiens et archéologues : l'artisanat rural, dans ses relations avec l'occupation du sol, l'économie de la cité et, bien sûr, l'ensemble de la production urbaine, à laquelle on s'est plus intéressé jusqu'à maintenant.
L’espace considéré, celui des provinces du nord-ouest de l'Empire, possède une forte cohérence climatique et souvent culturelle. La diversité des artisanats pris en considération (céramique, verre, fer et bronze, textile, pierre mais aussi chaux, tuiles etc…) permet de poser les problèmes d'organisation (qui produit ?) et de concurrence (pour quel marché ?). Existe-t-il une répartition des rôles entre ville, vicus et villa ? ou bien, les intervenants étant les mêmes, chacun profite-t-il, autant que possible, de la place privilégiée que lui donne une propriété, un domaine, des ressources naturelles ou un savoir-faire particulier ?
C'est à toutes ces questions que les 17 intervenants, dont les articles sont réunis dans ce volume, se sont attachés pour la première fois. Reflétant la qualité des communications et des débats, la publication de ces Actes illustre tout le bénéfice d'une démarche pluridisciplinaire et collective dans une telle recherche.

1999, 1 vol., 287 p., nbr. fig.
46 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-33-3)

MI-10,  H. Sedlmayer, Die römischen Bronzegefäße in Noricum

Dans la lignée des grands catalogues de bronzes antiques publiés dans divers pays d'Europe depuis les années 60, cet ouvrage, issu d'une thèse soutenue devant l'Université de Vienne, étudie l'ensemble de la documentation disponible sur la vaisselle romaine en bronze dans le Norique. L’approche documentaire précise, étayée par un catalogue dont l'illustration dessinée couvre 51 planches, se double ici d'une étude d'envergure proposant, pour chaque type attesté dans la province, une approche synthétique.
Au-delà de son intérêt régional, l'ouvrage peut donc servir à tout spécialiste (archéologue, conservateur de musée ...) à identifier rapidement une découverte de vaisselle romaine en bronze. Souvent fragmentaires, car provenant pour une grande partie d'habitats, les éléments inventoriés ici, à l'exception de quelques dépôts spectaculaires, correspondent en effet à l'aspect le plus courant des découvertes de vaisselle métallique : la première tâche est donc de reconnaître, à partir d'un élément détaché ou d'un fragment à quel type se rattache l'objet. L’auteur a été aidé dans cette tâche par sa connaissance parfaite de la bibliographie spécialisée dans ce domaine.
En présentant de nombreuses cartes de répartition européennes, qui rassemblent une documentation souvent éparse, ce livre constitue donc un apport précieux à l'étude de la vaisselle romaine en bronze, mais aussi à sa signification culturelle et économique dans le contexte plus général des provinces romaines.

1999, 1 vol., 247 p., 25 fig., tabl., 19 cartes, 51 pl.
41 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-35-X)


MI-11, E. Swift, Regionality in dress accessories in the late Roman West.

L'étude consiste en un examen détaillé de quatre catégories d'objets personnels de l'Antiquité tardive (IVe-Ve s. ap. J.-C.) : fibules dites "cruciformes", perles en verre, bracelets et boucles de ceinture en bronze, dont l'analyse précise conduit à une perception renouvelée des variantes et des ornementations. L'analyse formelle et décorative débouche sur de nombreuses cartes illustrant la répartition de traits stylistiques déterminés. Le travail a en effet pris en compte un vaste catalogue d'objets, inventoriés selon des critères communs, entre le Rhin et la Loire, de la Grande-Bretagne à l'Ouest jusqu'à la Pannonie à l'Est.
Grâce à cette méthode originale, l'ouvrage apporte un regard entièrement renouvelé sur les systèmes de production et de diffusion, mais aussi sur l'identification des zones d'ateliers locaux dans le domaine des petits objets personnels. Nettement plus précise que tout ce qui existait jusqu'alors, la démarche donne des résultats inattendus quand un objet apparaît très éloigné de ce qui peut être défini comme sa zone de fabrication (et de diffusion principale). Ce n'est donc pas simplement le commerce qui a permis aux objets de parure et de vêtement de se diffuser d'Est en Ouest, mais aussi les déplacement de personnes d'une province à l'autre. Dans plusieurs cas, c'est du reste aux mouvements militaires que l'on peut assigner une partie d'entre eux, notamment quand plusieurs cartes donnent des résultats comparables. Le livre d'Ellen Swift apporte donc une approche renouvelée sur l'Occident tarda-romain et ses relations avec les provinces périphériques..

2000, 1 vol., 312 p., 272 fig. et cartes, tabl. A-F.
53 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-34-1)


MI-12, M. Feugère, M. Gustin (eds.), Iron, Blacksmiths and Tools. Ancient European Crafts. Acts of the Instrumentum Conference at Podsreda (Slovenia) in April 1999

Dans la lignée des colloques, relativement nombreux ces dernières années, qui se sont tenus dans plusieurs pays européens sur la métallurgie et plus particulièrement la châine opératoire du fer, la réunion internationale de Podsreda marque une étape : les communications ont cherché à couvrir toutes les phases du travail, depuis la production du fer jusqu’à l’aspect des produits finis, notamment l’outillage agricole et artisanal.
Une première partie regroupe les approches générales, qui tirent les leçons des acquis récents (de la protohistoire à la fin du Moyen Age); une seconde est consacrée aux ateliers, qu’il s’agisse des grands sites de réduction du minerai de fer ou d’ateliers plus modestes, consacrés à l’affinage du métal ou encore à la fabrication d’objets de taille réduite. Une troisième partie enfin, est consacrée aux différentes catégories de l’outillage, avec la publication d’ensembles significatifs (Antiquité et début du Moyen Age), dont plusieurs cachettes.
Ces Actes apportent donc aux chercheurs intéressés les développements les plus récents sur la métallurgie du fer, dans ses différents aspects et dans une large perspective chronologique et culturelle.

2000, 1 vol., 248 p., 242 ill.
41 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-25-2)

MI-13, A. Cochet, Le plomb en Gaule romaine. Techniques de fabrication et produits.

L’archéologie a porté jusqu’à présent peu d’attention à la technologie du plomb. Il s’agit pourtant, à l’époque romaine, de l’un des métaux les plus utilisés en Italie et dans les provinces : qu’il s’agisse de la construction, principalement, mais aussi des mille usages de la vie quotidienne, et enfin dans les cimetières.
Sa mise en œuvre a bien sûr été facilitée par les basses températures de fusion et la grande malléabilité de ce métal ; mais la fabrication des objets et surtout leur assemblage mettent en œuvre des techniques complexes, guère été étudiées en détail avant A. Cochet, et qui reçoivent ici l’attention qu’elles méritent.
A partir d’un inventaire des objets en plomb du Musée Gallo-Romain de Lyon, l’auteur présente un véritable manuel technique du travail de ce métal dans l’Antiquité, retrouvant les techniques de fabrication et décrivant les contraintes particulières d’un métal dont on ne semble pas avoir pleinement mesuré la nocivité à l’époque romaine. L’étude des éléments de toiture, cuves, bassins et sarcophages coulés, martelés, soudés, estampillés ou décorés permet d’approcher le tour de main des ateliers et de mettre en évidence les aspects techniques, souvent négligés jusqu’à maintenant, qui peuvent aider à repérer les produits d’un atelier ou d’une époque donnée.

2000, 1 vol., 223 p., 233 ill.
41 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-37-6)


MI-14, D. Cardon, M. Feugère (dir.), Archéologie des textiles, des origines au Ve siècle de notre ère. Actes du colloque de Lattes, oct. 1999.

Le colloque international organisé à Lattes en octobre 1999 reposait sur la confrontation de spécialistes travaillant sur des données de nature différente : outils de fabrication et rares installations de travail, généralement mal conservées, pour l’essentiel des archéologues travaillant en Europe occidentale; tissus de toutes périodes, parfois miraculeusement intacts, pour les spécialistes œuvrant sur les sites arides de Méditerranée orientale et d’Égypte.
Grâce aux enrichissements mutuels de démarches n’utilisant pas la même documentation de base, mais travaillant finalement sur un sujet commun, l’artisanat des textiles dans l’Antiquité, ce volume reflète la variété des approches qui permettent aujourd’hui de découvrir un artisanat qu’on pouvait croire inaccessible. De l’étude attentive des outils, dont la forme et les traces nous renseignent sur la nature des fibres et, parfois, le type de filage ou de tissage, aux méthodes de laboratoire qui permettent de déterminer jusqu’à d’infimes fragments de fourrures ou de tissus minéralisés sur des objets métalliques, on passe selon les sites, à des fragments de tissus qui mettent devant nos yeux le produit fini des tisserands et couturiers antiques. Approches complémentaires donc, et nullement opposées, grâce auxquelles nous pouvons redonner consistance à une activité longtemps méconnue, malgré la place sans doute prépondérante qu’elle tenait dans la vie des hommes — et surtout des femmes – du Néolithique et de l’Age du Fer, en Grèce ou à Rome.

2000, 1 vol., 300 pages, 267 fig., 4 pl. coul.
50 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-43-0)


MI-15, B. B. Armbruster, Goldschmiedekunst und Bronzetechnik auf der Iberischen Halbinsel während der Atlantischen Bronzezeit.

Dans l’antiquité, la Péninsule Ibérique était riche en or, argent, cuivre, étain et plomb. L’orfèvrerie et le travail du bronzier, deux branches de l’artisanat qui évoluent de manière différente pendant l’Age du Bronze, sont exposées ici en détail, tant du point de vue archéologique que technologique. Le cadre chronologique s’étend du début de la métallurgie, au Chalcolithique, jusqu’au premier Age du Fer, et concerne tout particulièrement l’Age du Bronze Atlantique (Bronze final de la façade atlantique). Les méthodes de recherche utilisées, l’ethno-archéologie, l’archéologie expérimentale et l’archéométallurgie , sont présentées en détail. L’ouvrage apporte au lecteur les éléments indispensables sur l’outillage, sur les techniques en général, ainsi qu’un exposé détaillé sur les produits métalliques de l’Age du Bronze et de l’Age du Fer de la Péninsule Ibérique. De nombreuses illustrations du mobilier étudié, des macrophotos et dessins techniques, apportent à l’étude technique des métaux en archéologie une perspective nouvelle, et débouchent sur une vision particulièrement vivante des outils, des traces d’outils et de la fabrication des objets métalliques.

2000, 1 vol., 2000, 354 pages, 90 fig., 2 tabl., 117 pl.
55 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-27-9)

MI-16, J. Bussière, Lampes romaines d’Algérie.

The culmination of an intensive study started in the 1960s on the sites and in the museums of Algeria, this magisterial work first and foremost presents a reconsidered typology of the terracotta lamps of Punic, Hellenistic and Roman Algeria : a work of reference which completes and in some cases corrects or refines the classifications already proposed by other specialists for the lamps of Tunisia and Morocco. Our knowledge of the ancient lamps of Africa is thus much enriched, and the volume is an invaluable tool in the identification of African products, which, particularly in Late Antiquity, were traded along the western Medi­terra­nean coast.

Bringing together some 8,000 lamps, of which more than 2,300 are illustrated by photographs, the catalogue on which this study is based is itself a work of reference for both the typology and iconography of these objects. In it can be found, together with the nuances specific to different workshops and an important study of lamp-maker's stamps, the full repertoire of images and symbols which made the Roman Empire a single cultural entity. In accurately defining the typology and chronology of the lamps made and/or used in Algeria in Antiquity, while illustrating the force of Romanisation over the course of the centuries, this volume reconsiders many received ideas, while putting forward a simple and practical classification of African lamps.

2000, 1 vol., 600 pages, 56 fig.et tabl., 165 pl. h.-t.
75 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-42-2)


MI-17, M. Feugère et coll., Bibliographie Instrumentum, 1994-2001.

Depuis sa création en 1995, Instrumentum répertorie dans ses bulletins l’ensemble de la bibliographie sur l’artisanat antique et les productions manufacturées de l’Antiquité. Cette bibliographie, communiquée aux membres ainsi que sur l’internet, est aujourd’hui diffusée sous forme de livre accompagné d’une base de données électronique.
L’ouvrage présente quelque 6000 références sous la forme de 33 chapitres thématiques, au sein desquels les références bibliographiques apparaissent sous forme alphabétique. Ces chapitres couvrent tous les aspects de l’activité artisanale antique (généralités, ateliers, outils, etc...) et correspondent aux 33 thèmes d’Instrumentum, eux-mêmes définis pour couvrir l’ensemble des thèmes concernés par les catégories fonctionnelles et les productions artisanales (bois, os, bronze et tous autres matériaux; argenterie, bijouterie, statuettes, armement, instruments chirurgicaux, estampilles, graffites, comptage, pesage, etc...). Ce sont donc 8 années de publications scientifiques, françaises et étrangères, qui sont ainsi mises à la disposisition des chercheurs, des enseignants et de leurs étudiants, sous une forme commode : à la version écrite s’adjoint ici une base de données électronique, qui permettra à tous les utilisateurs (Mac et/ou PC) d’effectuer recherches et tris croisés sur un fichier personnalisé.
Cette bibliographie, aussi exhaustive que possible dans les domaines qu’elle aborde, rendra donc de grands services à tous ceux qui veulent connaître l’état de la recherche dans un domaine précis ou sur un thème plus général en rapport avec l’artisanat antique.

2001, 1 vol., 276 pages (+ CD-Rom)
43 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-52-X)


MI-18, G. Le Cloirec, Les bronzes antiques de Corseul (Côtes-d’Armor).

La capitale gallo-romaine des Coriosolites a livré de nombreux éléments en bronze, dont beaucoup d’exemplaires sont aujourd’hui conservés dans différentes collections publiques ou privées. En plus des découvertes réalisées dans le cadre d’opérations récentes contrôlées par l’Etat, nombre d’objets ont été mis au jour dans des circonstances plus ou moins confuses. Certains correspondent à des trouvailles fortuites alors que d’autres sont issus de fouilles, rarement méthodiques, signalées depuis le XVIIIe siècle.
L’inventaire de l’ensemble a été réalisé à partir d’une étude bibliographique méticuleuse et d’un recensement systématique dans les lieux de dépôt susceptibles de conserver des pièces. Ce travail s’est appuyé sur une approche critique des mentions écrites afin de cerner les confusions accumulées et présenter un recueil aussi fiable que possible.
Le résultat regroupe près de quatre cents pièces concernant tous les domaines de la vie quotidienne. Chacune fait l’objet d’une notice descriptive accompagnée d’une illustration normalisée. Ces informations techniques sont complétées par des comparaisons visant à justifier l’identification proposée ou permettant de préciser les caractéristiques de la pièce. Ce catalogue est suivi d’une analyse qui met en évidence les spécificités du lot et dévoile l’apport du mobilier en bronze à notre connaissance de la société coriosolite.

2001, 1 vol., 178 pages, 51 fig.
36 € + 6,30 € port/emb. (ISBN : 2-907303-49-X)


MI-19
, J. Aurrecoechea Fernández, Los cinturones romanos en la Hispania del Bajo Imperio.

Les éléments de ceinture forment l’une des catégories les plus représentatives du travail du métal en Hispania tardo-romaine. Il s’agit d’un mobilier complexe, où co-existent plusieurs séries que l’on peut néanmoins regrouper en trois grands ensembles, selon l’origine du modèle : les cingula de typologie non hispanique, les pseudo-hispaniques et les hispaniques. Les premiers sont des cingula militae utilisés par les troupes ou les officiers gouvernementaux ayant servi en-dehors d’Hispania entre la fin du IVe et le début du Ve s. de n. ère. Certains d’entre eux ont été retrouvés sur des sites militaires ou sur des habitats fréquentés par des militaires, selon la Notitia Dignitatum. Les ceintures pseudo-hispaniques, forment une variante du cingulum militae contemporain utilisé dans d’autres régions de l’empire au IVe s., mais on y observe des caractéristiques anachroniques comme la survivance de tenons à la place des rivets. Enfin, les cingula de typologie hispanique représentent une mode autochtone, dont les modèles demeurent inconnus en-dehors d’Hispania; ils témoignent de la permanence d’une culture locale, et se placent en continuité avec les modes et techniques du haut-empire : ce goût traditionnel est typique de la culture hispanique. Le but essentiel de cet ouvrage est de proposer un classement de ces ceintures, d’en établir la chronologie, l’origine géographique et enfin de discuter l’identité de leurs porteurs présumés. On montre ainsi l’existence d’une culture, dénommée ailleurs Mischzivilisation, mêlant les deux mondes, civil et militaire.

2001, 1 vol., 261 pages, 97 fig., 18 cartes
42 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-54-6)

MI-20, M. Polfer (dir.), L’artisanat romain : évolutions, continuités et ruptures (Italie et provinces occidentales).

Le volume rassemble les 20 contributions présentées lors du deuxième colloque international sur l’artisanat romain organisé les 26, 27 et 28 octobre 2001 à Erpeldange (G.-D. de Luxem­bourg) par le Séminaire d’Études An­cien­nes (SEMANT) du Centre Universitaire de Luxembourg et Instrumentum. Alors que la première rencontre de 1999 avait porté sur l’artisanat en milieu rural*, les travaux de 2001 ont été consacrés aux continuités et aux ruptures observables au cours de la période impériale dans l’artisanat de l’Italie et celui des provinces occidentales de l’empire romain.

Avant-propos (M. Polfer) (6) ; Michel Polfer : L’archéologie de l’artisanat et le débat sur la nature de l’économie romaine : quelques réflexions critiques (7) ; Ken Dark : Proto-industrialization and the Economy of the Roman Empire (19) ; Jeanne-Marie Demarolle : Un corpus en question, l’iconographie lapidaire des métiers en Gaule Belgique (31) ; Lena Larsson Lovén : Images of textile manufacture in funerary iconography (43) ; Carol van Driel-Murray : Technology transfer : The introduction and loss of tanning technology during the Roman period (55) ; Justine Bayley : Non-ferrous metal technology in Britain in the earlier first millennium AD (69) ; Marc Leroy : La production sidérurgique en Gaule : changements et mutations perceptibles entre le Haut Empire et les débuts du haut Moyen Age (79) ; Nina Crummy : Bone-working in Roman Britain : a model for intinerant craftsmen ? (97) ; Paola Pugsley : Trends in roman domestic woodwork ; bright ideas and dead ends (111) ; Richard Delage : Les structures de production des ateliers de potiers à Lezoux du Ier au IVe s., reflets de l’évolution des stratégies commerciales et de l’organisation du travail (117) ; Sara Santoro BIANCHI : La produzione ceramica nell’Italia Settentrionale fra primo e tarda antichità : un problema di reconversione della produzione ? (137) ; Virgílio Hipólito Correia, Luís da Silva Fernandes, José Silva Ruivo : Os proprietários de oficinas de cerâmica de construção de Conimbriga e da Lusitânia ocidental : continuidade e ruptura (151) ; Heidi Amrein : Continuités et ruptures dans l’artisanat du verre dans les provinces occidentales : quelques reflexions (173) ; Claudia Maccabruni : La production du verre en Cisalpine : réflexions pour une hypothèse de continuité (179) ; Frédéric Loridant : Artisanat en milieu urbain : l’exemple des villes et des agglomérations secondaires du nord de la Gaule Belgique (185) ; Martin Luik : Ländliche Keramikproduktion im Rhein-Maas-Gebiet während der römischen Kaiserzeit und der Spätantike (195) ; Günther Moosbauer : Brüche und Kontinuitäten im Handwerk zwischen römischer Kaiserzeit und Frühmittelalter im oberen Donauraum(207) ; Maria Paola LAVIZZARI PEDRAZZINI : La production de la vaisselle fine en Cisalpine centrale entre la fin de la République et le début de l’Empire : témoignages dans le vicus romain de Bedriacum (215) ; Alain Trintignac : Évolution de l’artisanat dans la cité des Gabales (Lozère) du Haut-Empire à l’Antiquité tardive (221) ; Nadine Dieudonné-Glad : Continuité et ruptures dans les activités artisanales d’une agglomération secondaire d’Aquitaine : Rauranum (Rom, Deux-Sèvres) entre le Ier et le Ve s. ap. J.-C. (243).

2001, 1 vol., 260 pages, nbr. fig.
41 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-61-9)


MI-21, A. Giumlia-Mair, I Bronzi Antichi : Produzione e technologia. Atti del XV Congresso Internazionale sui Bronzi Antichi. Grado-Aquileia 22-26 maggio 2001.

Introduction (R. Maddin) — I Sessione : Preistoria e Protostoria : A. M. Palmieri, P. Morbidelli : Tipologia e tecnologia di produzione dei crogioli di Arslantepe, Turchia (IV-II Mill. a.C.) • E. Stensköld : The Late Neolithic — masked Stone Age or Bronze Age in disguise ? An analysis of flint- and metal artefacts varying contexts during Neolithic in Southern Scandinavia • S. Bergerbrant : Gender and use of bonze production during the Early Scandinavian Bronze Age • A. Vasks : Early metallurgy in Latvia • L. Moser : Progetto didattico : Attività metallurgica in Valle del Fersina • J. Cierny, N. Degasperi, P. Frontini : Castellaro del Vhò, Piadena (Cremona) : strutture fusorie a cielo aperto del Bronzo Medio • C. Véber, M. Pernot : Technical study of some Vaudrevange type bracelets (IXe-VIIIe c. BC.). Metallographical examinations and experimental wax model making • N. Trampuz& Orel et al. : Premonetary Objects from th South-Eastern Alpine Region - Chemical and Metallographic Analyses • F. Lo Schiavo, R. Maria Albanese Procelli, A. Giumlia-Mair : La produzione e la tecnologia metallurgica a Madonna del Piano (Mineo, Catania) • N. Gulyaeva : Samnite helmets in the collection of the Hermitage Museum — II Sessione : Grecia, Magna Grecia e colonie : C. Rolley : Le travail du bronze à Delphes • B. Barr-Sharrar, H. Lie : Metalworking Techniques of the Fourth-Century B.C. : a New Scientific Study of the Derveni Krater • S. Descamps : Un exaleiptron en bronze et en fer d’une tombe de Karaburnaki, dans les collections du Musée du Louvre • V. Meirano : Utensil stands da Locri Epizefiri. Nuovi dati dalla necropoli di Lucifero e dal santuario di Mannella • D. Elia : Reperti metallici dalla necropoli di Lucifero a Locri Epizefiri. Un caso di studio: gli specchi con impugnatura configurata a capitello ionico e motivo “a lira” • Olimpia Colacicchi Alessandri, Marco Ferretti : Indagini su manufatti di bronzo del V s.a.C. provenienti dalla necropoli di Vaglio, in Italia Meridionale • R. Spadea et al. : Un fragmmento di protome di grifo dal santuario di Capo Colonna (Crotone) e un inedito problema riguardante le terre di fusione • H. Frielinghaus : Busch und Schmuckaufsatz an den Helmen in Olympia : Bemerkungen zu Technik und Vorkommen • H. F. Sharpe : A bronze statuette from the Athenian Agora : a technical and iconographical examination • V. I. Mordvintseva, Y. P. Zaytsev : The bronze patrix for ornaments from the Ust-Alma necropolis (Crimea, Northern Black Sea Region) — III Sessione : Grande statuaria : C. Mattusch : Bronze busts from the Villa of the Papyri at Herculaneum • E. Formigli, R. Pecchioli : L’Idolino di Pesaro, un’indagine archeometrica • S. Hemingway, E. Milleker, R. Stone : The Early Imperial Bronze Statue of a Boy in The Metropolitan Museum of Art : A Technical and Stylistic Analysis • E. Formigli, M. Miccio, R. Pecchioli : La testa Lamberti, indagini tecniche su un ritratto bronzeo composito • U. Rohnstock : Göttin und Bacchus : zwei römische Bronzen der Antikensammlung Berlin • M. Micheli, M. Vidale : A clay coelacanth and its concentric bowels. On the question of slab construction in the casting cores of large-sized Greek bronzes • M. E. Svoboda : A preliminary investigation of fiber inclusions found in the casting core material from the Victorious Youth : a bronze statue in the collection of the J. Paul Getty Museum • K. D. S. Lapatin : A Hollow-Cast Bronze Head in New Hampshire • E. Zanda : I bronzi da Industria (Monteu da Po - Torino). Primi risultati sulla composizione delle leghe — IV Sessione : Tecnologia e analisi : J. Cierny, F. Marzatico : Note sulla cronologia relativa dei siti fusori e sulla circolazione del metallo • P. Dyczeck : Physico-chemical analysis of lead objects from Novae • M. McNamara : Technical studies of four ancient Greek helmets at the Harvard University Art Museums • J. Riederer : The use of standardised copper alloys in Roman metal technology • J. Riederer : Die Metallanalyse der römischen Statuetten des Römisch-Germanischen Museums in Köln • R. Thomas : Welche Aussagen erlauben die Materialanalysen der in Köln gefundenen Bronzestatuetten ? • A. Giumlia-Mair : Metallurgical interpretation of Zosimos’ text • A. Vaday et al. : Comparative analysis of Roman Bronze objects from North-Western Hungary with prompt gamma activation analysis and external-beam pixe methods • E. Poulsen : On moulds and models for ancient Roman small bronzes • A. Giumlia-Mair, S. Meriani, E. Lucchini : Indagini archeometallurgiche su dorature antiche : analisi, tecniche e varianti • D. Pasini : Antoniniani dal pozzo “est” del foro di quileia fenomeni di corrosione in ambiente particolare — V Sessione : Vasellame : S. Buson : Arte delle Situle : riproduzione sperimentale della situla Benvenuti • M. Treister : Metal vessels from Dardanos Tumulus in the Troad • S. Tassinari : Observations et propos sur la fabrication des anses de récipients de Pompéi • M. Castoldi : Recipienti in bronzo romani da Goito (Mantova) • F. Proto : I vasi a paniere e gli askoi dell’area vesuviana e la loro eventuale destinazione d’uso • V. Marti-Clercx, B. Mille : Nouvelles données sur la répartition des ateliers producteurs des vases anthropomorphes d’époque romaine : la nature peut-elle déterminer la provenance ? • T. Sarnataro : Le patere con manico dall’area vesuviana e la loro funzione domestica. Un case study ; la casa di L. Volusius Faustus (I 2, 10) • S. F. Pozo : La vajilla metálica de la Provincia Baetica II. Los jarros broncíneos de época alto-imperial • D. Boz&ic& : Il vasellame bronzeo romano : grandi bacili e piccolo mestoli-colini • E. Thomas : Homerische Becher. Zur Frage der Vorlagen ihrer Bilderzyklen • E. Pochmarski : Ein Silberskyphos aus der römischen Villa von Grünau (Stmk, Österreich). Ein Meisterwerk der römischen Toreutik • S. Palágyi : Ein neu entdecktes Balsamarium (Kopfgefäß) aus Pannonien — VI Sessione : Oggetti figurativi : A. Gaspari, R. Krempus& : Bronze “donor” from the votive site in the River Ljubljanica • J. Istenic! : Bronze statuette of Apollo from the River Ljubljanica • H. Salskov Roberts : A Bronze Statuette with Hook-like Hands found in Denmark • H. Hiller : Römische Statuettenpaare fackeltragender Eroten in hellenistischer Tradition • W. Wohlmayr : “Individuum und Typus” am Beispiel eines römischen Tischträgers • M. C. Galestin : Bronzes without a context — VII Sessione : Ornamenti ed oggetti personali : J. Ronke : Ringe mit Wagenlenker-Darstellung : “… clamosi gloria circi …” • W.-R. Teegen, G. Franzius : Traces of manufacturing processes and use wear of Roman brooches from the site of the “Clades variana” (Kalkriese, Germany) • M. Buora : Sulla decorazione del piede delle “Zwiebelknopffilben” del tipo Keller/Pröttel 3/ 4 B di Aquileia e del territorio circostante • A. Facsády : Les formes et les techniques de fabrication des bijoux d’or d’Aquincum • A. Giovannini : Aquileia, Museo Archeologico Nazionale. Primi appunti sulla collezione di oreficerie : orecchino ellenistico • G. Ujvári, P. Zsidi : Ein Bronzekästchen aus Aquincum • F. Maselli Scotti, A. Giumlia-Mair : Orecchino a due pendenti • J. Reclaw : Lead Mirrors from Novae : Current State of Research — VIII Sessione : Decorazioni Instrumentum. Militaria : C. Simon : An Inlaid Curule Chair in the Leon Levy and Shelby White Collection, New York • P. Ventura, A. Giumlia-Mair : Resti di arredo di età romana dal territorio di Pordenone : cornice in lega a base di rame con agemina • S. Stock, A. Giumlia-Mair : The Roman triclinium frames in the Royal Ontario Museum Toronto (Canada) • F. Jurgeit : Le lanterne della bottega dell’ombra • D. Antonov, N. Torbov : Bronze tools with human effigies found in Northwestern Bulgaria • C. Bassi et al. : Nuove testimonianze dell’attività di bronzisti dall’antica Tridentum • R. Nenova-Merdjanova : Tradition and Inventiveness on the local production of bronze vessels in the Roman province Thracia • K. Szirmai : Military equipment depicted in Aquincum after the Marcomannic wars • C. Flügel : Römische Spatha-Ortbänder mit Emaileinlage — IX Sessione : Tarda antichità e medioevo : M. Bolla : Placchetta in bronzo tardoantica con scena di caccia del Museo Archeologico di Verona • C. Zaccaria, A. Giumlia-Mair : Medaglione romano con ritratto di Lucano e una nuova lettura di Seneca ad Lucilium 38, 2 • J.P. Northover, M. Beydoun Saghieh : Copper alloy metalwork from 5th and 6th century AD levels in Beirut • A. Cagnana : Un ascia “barbuta” da ricerche di superficie in Carnia (Urdine) • E. Brepohl : Copper and its alloy in Theophilus Presbyters De Diversis Artibus (1100-1125) • C. Tiussi, A. Giumlia-Mair : Una fossa per getto di campana in piazza Capitolo ad Aquileia • F. Bressan : Saldature e riporti di metallo su armi medievali : alcuni esempi d’utilizzo di leghe del rame per la fabbricazione e riparazione di armi • E. C.D. Hunter : Beautiful black bronzes : Zosimos’ treatises in Cam. Mm.6.29.

2002, 1 vol., 673 pages, nbr. fig.
80 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-63-5)


MI-22
, E. Marlière, L’outre et le tonneau dans l’Occident romain.

À la lumière de la documentation ancienne et des découvertes archéologiques récentes, il semble aujourd’hui inconcevable d’appréhender les courants commerciaux des denrées liquides sans prendre en compte, à côté des amphores, les outres et les tonneaux, dont le rôle a très longtemps été sous-évalué en raison de leur biodégradabilité.
L’outre est connue depuis fort longtemps en Assyrie et dans le monde grec. C’est un emballage des plus ordinaires, autant dans le cadre domestique que commercial, sa contribution au transport de l’eau, du vin et de l’huile étant attestée sur le pourtour méditerranéen. En l’absence de vestiges, les seules sources susceptibles de nous renseigner sur sa fonction dans l’Antiquité sont les textes et l’iconographie dans une zone circonscrite par la Mésopotamie, l’Afrique du Nord et le limes rhénan.
Le cadre des investigations menées sur les tonneaux s’étend à la Gaule, à la Bretagne, aux vallées du Rhin et du Danube, à l’Italie et à l’Hispanie, qui ont livré plus de deux cent cinquante tonneaux antiques et toute une panoplie de représentations. La richesse et l’abondance de ces documents conduisent à une vision nouvelle sur l’origine du tonneau, sa fabrication, les bois utilisés, les inscriptions qu’il porte, à dresser une typologie et cerner des centres de production en Gaule, sur le limes rhénan et en Italie. S’éclaire aussi l’usage du tonneau dans la production et le transport de boissons de base comme le vin et la bière, aussi bien en contexte civil que pour l’approvisionnement de l’armée, du Ier siècle avant notre ère à la fin de l’Antiquité. Il apparaît enfin qu’outres et barriques ont toute leur place à côté des amphores.

2002, 1 vol., 205 pages, 233 fig.
39 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-69-4)


MI-23, H. Eckhardt, Illuminating Roman Britain.

L’éclairage artificiel de la période romaine a laissé en Bretagne une documentation abondante. Cet ouvrage rassemble, pour la première fois, toutes les lampes en terre cuite et en métal, les candélabres et chandeliers trouvés en Bretagne romaine, en même temps qu’une analyse typologique, chronologique et spatiale de ce mobilier. Le livre contient un catalogue illustré ainsi que des cartes de répartition pour les principaux types.
Il s’agit ici de présenter une approche globale de l’éclairage artificiel en Bretagne romaine, en replaçant lampes et chandeliers dans un plus large contexte, tant social qu’économique. L’idée que l’identité se construit et s’affine à travers l’usage quotidien et rituel de certains objets sert ici à analyser comment un groupe particulier d’objets de la culture matérielle, les objets relatifs à l’éclairage articficiel, concerne les identités «romano-bretonnes». Le besoin continuel de combustible a naturellement des implications, au-delà de la simple acquisition d’objets importés ; la présence de lampes sur un site donné peut aussi concerner des pratiques rituelles spécifiques, de même que des comportements sociaux actifs. Identité et statut, dans la Bretagne romaine, se définisse aussi à travers l’usage de cet objet très «romain».
L’identité est une création et une re-création continuelle des individus; la manière dont l’usage du matériel d’éclairage évolue à travers le temps (en fonction aussi du matériau) occupe une place centrale dans cet ouvrage.
Les autres thèmes abordés concernent les indices de productions locales, l’usage rituel des objets d’éclairage, ainsi que la relation éventuelle des décors de lampes avec le contexte dans lequel elles sont utilisées. Le contexte archéologique des lampes est étudié à plusieurs niveaux, par sites, par provinces, et plus globalement dans le cadre de l’Empire.

2002, 1 vol., 464 pages, 134 fig., 303 tabl.
65 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-70-8)


MI-24
, D. Foy, M.-D. Nenna, Echanges et commerce du verre dans le monde antique. Actes du colloque de l’AFAV, Aix-en-Provence et Marseille, 7-9 juin 2001.

Avant-propos (D. Foy et M.-D. Nenna) — I. Archéométrie et archéologie : 1. B. Gratuze et Y. Billaud : La circulation des perles en verre dans le bassin méditerranéen de l’âge du Bronze moyen jusqu’au Hallstatt ; 2. M. Picon et M. Vichy : D’Orient en Occident : l’origine du verre à l’époque romaine et durant le haut Moyen Âge ; 3. C.M. Jackson, M.J. Baxter, H.E.M. Cool : Identifying Group and Meaning : An Investigation of Roman Colourless Glass ; 4. D. Foy, M. Picon, M. Vichy et V. Thirion-Merle : Caractérisation des verres de l’Antiquité tardive en Méditerranée occiden­tale : l’émergence de nouveaux courants commerciaux ; 5. L. Saguì et P. Mirti : Produzioni di vetro a Roma nell’alto medioevo : dati archeologici e archeometrici  ; 6. I. Krueger, K.H. Wedepohl : Composition and shapes of glass of the early medieval period (8th to 10th century AD) in Central Europe ; 7. B. Gratuze, D. Foy, J. Lancelot et F. Tereygeol : Les “ lissoirs ” carolingiens en verre au plomb : mise en évidence de la valorisation des scories issues du traitement des galènes argentifères de Melle (Deux-Sèvres) ;
8. J. Henderson : Glass Trade and Chemical Analysis : a Possible Model for Islamic Glass Production ; 9. C. Décobert : Le natron égyptien au Moyen Age ; II. Productions et importations : 10. P. Triantafyllidis : Classical and Hellenistic glassworkshops from Rhodes ; 11. H.E.M. Cool : Local production and trade in glass vessels in the British Isles in the first to seventh centuries AD ; 12. V. Arveiller-Dulong, G. Sennequier et N. Vanpeene : Verreries du Nord-Ouest de la Gaule : productions et impor­tations ; 13. H. Cabart : Production et importation de verreries romaines dans l’Est de la France ; 14. A. Hochuli-Gysel : L’Aquitaine : importations et productions au ier siècle av. J.-C. et au ier siècle apr. J.-C. ; 15. D. Simon-Hiernard, Fr. Dubreuil : Productions et importations de verre dans le Centre-Ouest de la Gaule (iie-ive siècles) ; 16. A. Moirin : Contacts et échanges au ier siècle  : l’exemple de la Gaule du Centre ; 17. D. Foy et M.-D. Nenna : Productions et importations de verre antique dans la vallée du Rhône et le Midi méditerranéen de la France (ier-iiie siècles) ; 18. C. Becker et M. Monin : Fours de verriers antiques des Subsistances, Lyon ; 19. S. Motte et S. Martin : L’atelier de verrier antique de la Montée de la Butte à Lyon et ses productions ; 20. Cl. Munier et G. Brkojewitsch : Premiers éléments relatifs à la découverte récente d’un atelier de verrier antique à Besançon ; III. Les itinéraires du verre : 21. C. S. Lightfoot : From East to West : The early Roman glass industry ; 22. B. Rütti : Les verres peints du Haut Empire romain : centres de production et de diffusion ; 23. M.-D. Nenna : Verres gravés d’Égypte du Ier au Ve siècle ap. J.-C. ; 24. J.-P. Brun : Le verre dans le désert oriental d’Égypte : contextes datés du Haut Empire romain ; 25. P.T. Nicholson et J. Price : Glass from the port of Berenike,  Red Sea Coast, Egypt ; IV. L’actualité de la recherche à Lyon et dans le Midi de la France : 26. A. Desbat : Les verres des fouilles du pseudo sanctuaire de Cybèle à Lyon ; 27. P. Chapon : Le verre de la nécropole des Communaux de Saint-Césaire (Bouches-du-Rhône) ; 28. N. Nin : Aspects de la verrerie antique d’Aix-en-Provence à travers quelques contextes funéraires et d’habitat  ; 29. M. Moliner et D. Michel : La verrerie dans les nécropoles antiques de Marseille ; 30. O. Cavalier : Le verre antique au Musée Calvet : recherches sur la constitution d’une collection ; 31. H. Chew : Les verres de la Narbonnaise au Musée des Antiquités Nationales ; 32. M.-Th. Marty et M.-L. Maraval : Les verres de la villa du Co-d’Esperou (Saint-Denis, Aude).

2003, 1 vol., 504 pages, nbr. fig.
71 € + 7,20 € port/emb. (ISBN : 2-907303-72-4


MI-25
, G. Guillier, M. Thauré, Les graffites antiques de la cité des Aulerques Cénomans (G.A.C.A.C.).

Trop souvent méconnus des fouilleurs, délaissés par les épigraphistes, les graffites sont encore les parents pauvres de l’archéologie. Leur étude intéresse pourtant des aspects très divers de l’activité anthropique : premiers témoins d’un usage courant de l’écriture dans l’ancienne Gaule, les inscriptions manuscrites antiques constituent pourtant une source documentaire irrempaçable, notamment sur les pratiques sociales et commerciales. Chez les Aulerques Cénomans (Le Mans, Sarthe, F) comme dans les régions qui ont fait l’objet de tels inventaires, les marques de propriété forment la grande majorité du corpus. On note au passage l’apparition de noms jusqu’alors inconnus en Gaule. D’autres graffites, mentionnant le contenu du vase, sa contenance ou le poids d’une marchandise, sont des indications utiles pour l’approche des pratiques de la vie quotidienne, du commerce ou encore de la métrologie.
L’illustration systématique des graffites, sous la forme de dessins et d’abondantes photographies, permet également de mesurer la sûreté de la main et l’évolution morphologique de l’écriture (abréviations, ligatures, ductus...). L’exploitation des différents aspects de ce corpus est enfin regroupée et analysée, sous la forme de tableaux qui permettent aussi de comparer les données des Aulerques Cénomans avec celles dont on peut disposer dans d’autres régions voisines et sur les sites étudiés sous ce rapport dans les provinces occidentales.

2003, 298 p., 321 fig.,
47 € + port / emb. 7,20 € (ISBN : 2-907303-79-1)


MI-26
, L. Orengo, Forges et forgerons dans les habitats laténiens de la Grande Limagne d’Auvergne.

L'étude consiste en un examen détaillé de quatre catégories d'objets personnels de l'Antiquité tardive (IVe-Ve s. ap. J.-C.) : fibules dites "cruciformes", perles en verre, bracelets et boucles de ceinture en bronze, dont l'analyse précise conduit à une perception renouvelée des variantes et des ornementations. L'analyse formelle et décorative débouche sur de nombreuses cartes illustrant la répartition de traits stylistiques déterminés. Le travail a en effet pris en compte un vaste catalogue d'objets, inventoriés selon des critères communs, entre le Rhin et la Loire, de la Grande-Bretagne à l'Ouest jusqu'à la Pannonie à l'Est.
Grâce à cette méthode originale, l'ouvrage apporte un regard entièrement renouvelé sur les systèmes de production et de diffusion, mais aussi sur l'identification des zones d'ateliers locaux dans le domaine des petits objets personnels. Nettement plus précise que tout ce qui existait jusqu'alors, la démarche donne des résultats inattendus quand un objet apparaît très éloigné de ce qui peut être défini comme sa zone de fabrication (et de diffusion principale). Ce n'est donc pas simplement le commerce qui a permis aux objets de parure et de vêtement de se diffuser d'Est en Ouest, mais aussi les déplacement de personnes d'une province à l'autre. Dans plusieurs cas, c'est du reste aux mouvements militaires que l'on peut assigner une partie d'entre eux, notamment quand plusieurs cartes donnent des résultats comparables. Le livre d'Ellen Swift apporte donc une approche renouvelée sur l'Occident tarda-romain et ses relations avec les provinces périphériques.

2003, 325 p., 60 fig., 15 tabl., 63 pl.
53 € + port / emb.7,20 € (ISBN : 2-907303-75-9)


MI-27, M. Feugère, J.-C. Gérold (dir.), Le tournage, des origines à l’an Mil. Actes du colloque de Niederbronn, octobre 2003.

F. Reiss — Préface
M. Feugère — Le tournage : une technique, une histoire, un colloque.
P. Mille — Inventaire des différents types de tours utilisés en Europe occidentale, des origines à l'époque médiévale, d'après la  documentation textuelle, archéologique et iconographique.
Chr. Backwinkel — Drechseln mit Werkzeug aus Feuerstein –eine neolithische Bernsteinbank.
A. Caubet — L'apparition de la céramique tournée en Orient.
J. Gomez de Soto, Chr. Picod — Utilisation d’un système tournant et du compas au début du Bronze moyen en Extrême Occident : les éléments de harnachement de la grotte des Perratsà Agris (Charente).
Chr. Picod, C. Mordant — Nouvelles expérimentations pour la reproduction d’épingles de l’Age du Bronze. Les apports des techniques de l’orfèvrerie : le tournage de la cire perdue
B. Armbruster  — Le tournage dans l'orfèvrerie de l'Age du Bronze et du premier Age du Fer en Europe Atlantique.
Chr. Picod — Tournage expérimental à l’archet de pièces circulaires   en os et bois de cerf.
C. Veuillet — Le tour à perche. Evaluation de l'aptitude fonctionnelle et étude tracéologique de trois outils : le racloir, la gouge et le crochet.
I. Balzer — Beobachtungen zur frühen Drehscheiben­keramik aus Brei­sach (Kr. Breisgau-Hochschwarzwald, Baden-Württemberg, D).
L. Augier, I. Renault — Introduction de la force cinétique rotative dans la chaîne opératoire des productions céramiques du Ve s. av. J.-C. à Bourges
D. Minni — Le tournage du bois, des lignites, de l’ambre et des matières dures d’origine animale à l'Age du Fer.
Fr. Poplin — Deux aspects peu connus du tournage des matières   dures d'origine animale dans l'Antiquité.
N. Saedlou  — Les pyxides tournées de Saintes (Charente-Maritime) : contribution à la connaissance de la technique du tournage du bois dans l’Antiquité.
A. Desbat — Les tours de potiers gallo-romains.
M. Genin — Le tournage des sigillées dans l'atelier de La Graufe­senque (Millau, Aveyron).
R. Lierke — The turning of ancient glass vessels.
D. Billoin — Les récipients en pierre ollaire : état de la question.
J.-Cl. Bessac — Le tournage des pièces d'architecture antiques en pierre.
B. Niemeyer — Drück- und Drehspuren an den silbernen Halbkugel­bechern vom Typ Leuna des 3. und 4. Jhs. / Turning marks on the embossed silver beakers of the so-called Leuna Type, 3rd/4th c. AD.
P. Böcking, J.-C. Gérold, R. Petrovszky — Tournage et repoussage du métal pour la réalisation de vaisselle dans l’Antiquité romaine. Problématique des techniques employées, de la matière première à l’objet fini.
P. Pugsley — The origin of Medieval vessel turning.

2004, 233 p., nbr. fig., 4 pl. coul. h.-t.
40 € + port / emb. 7,20 € (ISBN : 2-907303-82)


MI-28, M. Polfer, L’artisanat dans l’économie de la Gaule Belgique romaine, à partir de la documentation archéologique.

Grâce à l’intérêt croissant des historiens et des archéologues pour l’activité artisanale, ainsi qu’au développement des recherches récentes dans ce domaine, notamment en Gaule, il est désormais possible de brosser un tableau général de la place de l’artisanat dans l’économie antique : c’est le défi que relève ici M. Polfer pour la Gaule Belgique du Haut- et du Bas-Empire.
L’ouvrage s’appuie sur un inventaire, aussi complet que possible, des sites de production de matière première et d’objets manufacturés actuellement connus entre les cours supérieurs de la Seine et du Rhin : pierre, fer, bronze, terre cuite, verre, os, mais aussi textile et cuir, dans la mesure où ils sont documentés. Les ateliers sont analysés en fonction de divers critères qui permettent d’en apprécier le statut : localisation géographique, dans ou en-dehors du chef-lieu de cité ; association de plusieurs productions, qu’il s’agisse d’impératifs techniques ou d’une recherche de diversification. La localisation des ateliers céramiques, par exemple, semble se caler entre les traditions locales, les nécessités d’approvisionnement (matière première, combustible) et la proximité du marché. Mais d’autres critères, comme la technologie des fours, par exemple, permet d’utiliser une autre grille de lecture des ateliers et de leur logique de fonctionnement.
L’évolution de ces ateliers au cours du temps reflète les transformations du contexte économique, auquel s’adapte l’artisanat. La région est naturellement soumise aux contraintes plus générales des provinces, mais au sein de ce schéma, la Gaule Belgique fait preuve d’un dynamisme spécifique, lié aux particularités de sa géographie et de son histoire tout au long de la période romaine.

2005, 182 p., 35 fig., 5 cartes h.-t. dont 4 coul.
36 € + port / emb. 6,30 € (ISBN : 2-907303-89-9)


MI-29, N. Crummy (ed.), Image, Craft and the Classical World. Essays in honour of Donald Bailey and Catherine Johns.

Preface, by Nina Crummy : 11
Forewords
Donald Bailey by Dyfri Williams : 13
Catherine Johns by Leslie Webster : 13
1. ‘How few men have the right head on their shouders!’ , by Lucilla Burn : 17
2. ‘Singing all summer and dancing all winter’: a group  of lead-glazed ware vessels  in the British Museum, by Paul Roberts : 23
3. The Kingdom of Kush. Urban defences and military installations, by Derek A. Welsby : 39
4. Living in the desert: mess kits  fromMons Porphyrites, by Roberta Tomber : 55
5. Lucerna Helvetica. Les lampes découvertes ou conservées en Suisse. Un état de la question, by Laurent Chrzanovski : 61
6. The lion and the mule: from lamps to samian, by Joanna Bird : 69
7. Recording the loads at La Graufesenque, by Geoffrey Dannell : 81
8. Le casque republicain de Sainte-Foy-lès Lyon et la question des casques romains surmontés d’un anneau,   by Michel Feugère : 85
9. From bracelets to battle-honours: military armillae from the Roman conquest of Britain, by Nina Crummy : 93
10. The Tunshill Roman silver arm, by Kenneth S. Painter : 107
11. The Newstead parade helmet, by William Manning : 119
12. Roman bound captives: symbols of slavery ?, by Ralph Jackson : 143
13. Whose good luck? Roman phallic ornaments from Suffolk , by Judith Plouviez : 157
14. ‘All in a day’s work?’ The colourless cylindrical glass cups from Stonea revisited, by Jennifer Price, Ian C. Freestone and Caroline Cartwright  : 165
15. Dedicated followers of fashion? Decorative bone hairpins from Roman London, by Jenny Hall and Angela Wardle : 173
16. Coals to Newcastle, by Lindsay Allason-Jones : 181
17. Carausius, Virgil and the marks RSR and INPCDA, by Guy de la Bédoyère : 187
18. ‘Why are there always so many spoons?’ Hoards of precious metal in late Roman Britain, by Richard Hobbs : 197
19. The Hinton St Mary head of Christ and a coinof Magnentius, by T. S. N. Moorhead : 209
20. ‘A Light to lighten the Gentiles’: witness inchange in the Roman Empire, by M. Henig : 213
21. Observations sur deux moules africains de lampes chrétiennes, by Jean Bussière : 223
22. Main Street, Diospolis Inferior, by Jeffrey Spencer : 233
23. A Roman ‘House’ at Mytilene, by Caroline and Hector Williams : 243
24. After Oldcroft: a British silver pin from Welton le Wold, Lincolnshire, by Susan Youngs : 249
25. The Faversham mounts, by Angela Evans :  255
26. Some notes on two late-antique gold pendants in the British Museum, by Christopher Entwistle :
27. The wayward history of some ‘Late Antique’ carved ivories in Philadelphia, by Donald White :
28. Now we see through a glass, darkly, by David Buckton : 285
29. Donald Bailey: Bibliography : 291
30. Catherine Johns: Bibliography : 299

2005, 304 p., nbr. ill.
51 € + port / emb. 7,20 € (ISBN : 2-907303-91-0)


MI-30, F. Lo Schiavo, A. Giumlia-Mair, U. Sanna, R. Valera (eds.) - Archaeometallurgy in Sardinia, from the origin to the beginning of Early Iron Age (by C. Atzeni, U. Badas, V. Kassianidou, F. Lo Schiavo, L. Massidda, A. Mazzella, A. Rivoldini, U. Sanna, A. Usai, L. Usai, P.G. Valera, R.G. Valera)

Contents :

Foreword (U. Sanna) : 11

Part I – Aspects of ancient metallurgy
1. C. Atzeni, Aspects of ancient metallurgy : 15

Part II – Geology
R.G. Valera, Foreword on geology and mineral deposits : 31
1. R.G. Valera, P.G. Valera, Outline of geology and mineral deposits of Sardinia : 33
2. R.G. Valera, P.G. Valera,  A. Rivoldini, Sardinian ore deposits and metals in the Bronze Age :  41

Part  III- Archaeometric data
C. Atzeni, L. Massida, U. Sanna, Archeometric preface : 109
C. Atzeni, L. Massida, U. Sanna
1. Investigations and results :          111

Part IV – Archaeology
1. L.Usai : Pre-nuragic metallurgy records : 249
2. F. Lo Schiavo : The first copper and bronze finds, from the beginning of  II millennium : 271
3. F. Lo Schiavo : Early documents on Nuragic metallurgy : 281
4. F. Lo Schiavo : Oxhide ingots, Ciprus and Sardinia :         297
5. F. Lo Schiavo : Bronze weapons, tools, figurines from Nuragic Sardinia  : 335
6. Sardinia and tin circulation :         355
7.  F. Lo Schiavo,  The first iron in Sardinia : 393
8. F. Lo Schiavo, Concluding remarks :         399
U. Sanna, R.G. Valera, F. Lo Schiavo, Conclusions and suggestions for future research :         401
Index of the archaeological files : 403

2005, 420 p., nbr. ill., 8 pl. coul.
65 € + port / emb. 7,20 € (ISBN : 2-907303-95-3)


MI-31, L. Chrzanovski (ed.) - Lychnological Acts 1. Actes du 1er Congrès international d’études sur le luminaire antique (Nyon-Genève, 29.9 - 4.10.2003).

La création de l’ILA (International Lychnological Association), en 2003, s’est accompagnée de la mise en place d’un programme de recherches de grande ampleur sur le luminaire antique et médiéval. Le congrès tenu à Nyon et à Genève à l’automne de cette même année, sur l’Antiquité, et dont ce volume constitue les Actes, en forme l’ossature. Il regroupe 58 articles qui ne laissent de côté aucun des thèmes abordés par les recherches contemporaines sur l’éclairage artificiel dans l’Antiquité, et plus particulièrement les accessoires du luminaire : lampes en terre, en verre et en bronze, à huile ou à suif, lampadaires et autres supports…
Alors que, ces dernières décennies, les chercheurs semblaient avoit tout dit sur cet aspect de la culture matérielle, ces Actes illustrent l’ampleur des domaines qui restent à défricher et le dynamisme des travaux en cours. Qu’ils portent sur les lampes d’un habitat ou d’un atelier, d’une mine ou d’une autre structure souterraine (tunnel), d’une nécropole ou d’un sanctuaire; sur une série d’estampilles ou de motifs décoratifs; sur des questions techniques ou sur la forme de certains types mal connus (candélabres, chandeliers, lustres…), ces articles renouvellent notre regard sur l’éclairage artificiel antique et ses accessoires, d’un bout à l’autre de la Méditerranée..

2005, 330 p., 564. ill sur 141 pl. h.-t.
68 € + port / emb. 7,20 € (ISBN : 2-907303-90-2)


MI-32, M. Polfer (dir.) - Artisanat et économie romaine. Italie et provinces occidentales de l’Empire (Actes du 3e colloque international d’Erpeldange, Luxembourg) (14-16 oct. 2004).

Contents :
Sommaire
Avant-propos (Michel Polfer)
Arnaldo Marcone — Riflessioni sugli aspetti giuridici dell'artigianato romano
Peter Herz — Der römische Staat und die Wirtschaft. Staatliche Eingriffe in das Wirtschaftsleben (Kontrolle von Ressourcen)
Sabine Deschler-Erb — La contribution de l'archéobiologie à l'étude de l'artisanat romain
Jeanne-Marie Demarolle — Artisanat et sacré en Gaule romaine: de modestes jalons
Michel Polfer — L’artisanat rural en Gaule Belgique – approche spatiale et chronologique
Peter Rothenhöfer  —  Strukturen des Handwerks im südlichen Niedergermanien. I. Metallverarbeitendes Handwerk
Günther Moosbauer — Siedlungstyp und Handwerksform in Raetien
Sara Santoro-Bianchi — La ricerca P.A.A.R. sull’artigianato romano nell’Italia del Nord: stato della ricerca e primo bilancio scientifico
Kordula Gostenc&nik — Schriftquellen zu Rohstoffgewinnung und handwerklicher Produktion in Noricum
Gregory Schutz — L'artisanat antique dans l’espace urbain: essai de synthèse sur l’agglomération de Reims Durocortorum (Marne, France) et première approche topographique
Anika Duvauchelle — Les métiers du bois à l'époque romaine sur le territoire helvétique
Xavier Deru — Les structures de l’atelier de potiers gallo-romain des « Quatre Bornes » aux Rues-des-Vignes (Nord). Bilan provisoire
Patrice Herbin, Daniel Roger et Emmanuel Calonne — Une production de céramique à pâte claire à Famars (Nord)
Jean-Paul Petit — L'artisanat alimentaire dans les petites villes gallo-romaines de Bliesbruck et de Schwarzenacker au Haut-Empire.

2005, 194 p., 130 ill., 37 € + port / emb.
6,30 € (ISBN : 2-907303-93-7)


MI-33, E. Truszkowski, Etude stylistique de la sculpture du sanctuaire ibérique du Cerro de Los Santos (Albacete, Espagne).

Le sanctuaire ibérique du Cerro de los Santos (Albacete) a livré une extraordinaire collection de 375 sculptures votives, reflétant les nombreuses influences subies par les fidèles venus dans ce sanctuaire honorer une divinité qui nous reste inconnue. L’approche stylistique, adoptée ici par l’auteur pour analyser cette documentation spectaculaire, permet tout d’abord un classement chronologique ; mais il s’agit aussi, et surtout, de comprendre comment se transmettent et évoluent les schémas iconographiques aboutissant à ces œuvres populaires ou savantes, selon les cas. A travers des rapprochements qui font voyager le lecteur d’un bout à l’autre de la Méditerranée, et souvent sur plusieurs siècles, E. Truszkowski dissèque le long cheminement qui permet, selon les mots de Francis Croissant, de « replacer dans un processus historique la transmission des modèles ».
Apprécié avec prudence et érudition, le « difficile problème des coïncidences formelles » dans la Méditerranée du premier millénaire trouve ici son éclairage : entre la référence à un modèle extérieur et la définition de son identité, le dédicant a su traduire dans la pierre quantité de messages pour lui essentiels. C’est au décryptage de cette masse d’informations que nous convie cet ouvrage.Le sanctuaire ibérique du Cerro de los Santos (Albacete) a livré une extraordinaire collection de 375 sculptures votives, reflétant les nombreuses influences subies par les fidèles venus dans ce sanctuaire honorer une divinité qui nous reste inconnue. L’approche stylistique, adoptée ici par l’auteur pour analyser cette documentation spectaculaire, permet tout d’abord un classement chronologique ; mais il s’agit aussi, et surtout, de comprendre comment se transmettent et évoluent les schémas iconographiques aboutissant à ces œuvres populaires ou savantes, selon les cas. A travers des rapprochements qui font voyager le lecteur d’un bout à l’autre de la Méditerranée, et souvent sur plusieurs siècles, E. Truszkowski dissèque le long cheminement qui permet, selon les mots de Francis Croissant, de « replacer dans un processus historique la transmission des modèles ».
Apprécié avec prudence et érudition, le « difficile problème des coïncidences formelles » dans la Méditerranée du premier millénaire trouve ici son éclairage : entre la référence à un modèle extérieur et la définition de son identité, le dédicant a su traduire dans la pierre quantité de messages pour lui essentiels. C’est au décryptage de cette masse d’informations que nous convie cet ouvrage..

2006, 454 p., nbr. ill., 119 pl.
67 € + port / emb. 7,20 € (ISBN : 2-907303-88-0)


MI-34
, I. Bertrand (dir.), Le travail de l’os, du bois de cerf et de la corne à l’époque romaine : un artisanat en marge ? (Actes de la table-ronde Instrumentum de Chauvigny (Vienne, F), 8-9 décembre 2005).

Contents :
I. Bertrand — Le travail de l’os et du bois de cerf à l’époque romaine : bilan et perspectives de la recherche sur un artisanat “mineur”,  p. 3-13
D. Minni  —Technologie des matières dures d’origine animale à l’âge du Fer en Europe celtique, p. 15-23
M. Feugère, V. Forest, Ph. Prévot — Une grille d’analyse pour décrire et comparer des ateliers de tabletiers ?  p. 25-33
A. Thuet — Le travail de l’os dans l’antique Samarobriva (Amiens, F) : première approche,  p. 35-45
L. Guyard, coll. S. Bertaudière, S. Zeller, C. Fontaine, J.-P. Goupy — L’artisanat de l’os dans la ville-sanctuaire gallo-romaine du Vieil-Évreux (Eure). État des connaissances,  p. 47-53
F. Labaune, coll. G. Le Cloirec — Le travail de l’os à Rennes (Ille-et-Vilaine) à travers un canif à manche sculpté trouvé 3-5 rue de St-Malo, p. 55-63
D. Canny, J.-H. Yvinec, coll. D. Labarre, M. Aubrun — Un atelier de travail de l'os à Chartres au IIIe s. ap. J.-C.,  p. 65-84
V. Forest — Une fabrication de colle d'os dans le quartier de La Grande Boissière à Jublains (Mayenne) ?  p. 85-100
I. Bertrand — Le travail de l’os et du bois de cerf à Lemonum (Poitiers, F): lieux de production et objets finis. Un état des données,  p. 101-144
I. Rodet-Belarbi, N. Dieudonné-Glad — Os, bois de cerf et ivoire à Rom (Deux-Sèvres). Quelques éléments de réflexion sur l'approvisionnement en matière première et la distribution des objets dans l'agglomération,  p. 145-163
Ch. Cribellier, I. Bertrand — Un artisanat de l’Antiquité tardive dans le théâtre de l’agglomération antique de Drevant (Cher). La production de fusaïoles et autres objets en bois de cerf et os,  p. 165-185
I. Bertrand — Peignes et étuis en os et bois de cerf du théâtre de Drevant (Cher),  p. 187-193
P. Prévot — État des connaissances sur la production de l’os à Orange (Vaucluse, F). Étude et comparaison des ateliers du travail de l’os,  p. 195-229
M. Feugère, Ph. Prévot — Les matières dures animales (os, bois de cerf et ivoire) dans la vallée de l’Hérault : production et consommation,  p. 231-268
C. Anderes — La collection de tabletterie du Musée romain de Nyon (CH),  p. 269-274
E. Alonso —Travail et décor des médaillons en bois de cerf. Analyse et essai typologique,  p. 275-281
S. Deschler-Erb, K. Gostencnik — Différences et identités de la vie quotidienne dans les provinces romaines : l’exemple de la tabletterie,  p. 283-309
Ch. Bianchi — Letti funerari in osso di età romana: aspetti della produzione e diffusione alla luce di alcuni rinvenimenti  in Lombardia. Presentazione preliminare di un letto da Cerveteri (Roma),  p. 311-334
F. Lang — L’artisanat du bois de cerf à Iuvavum/Salzbourg, Autriche. Les manches de couteau,  p. 335-342

2008, 350 p., nbr. ill.
50€ + port / emb. 7,20 € (ISBN 978-2-35518-004-0)


MI-35
, J. Bussière, Lampes antiques d’Algérie, II. Lampes tardives et lampes chrétiennes

Complétant le catalogue paru dans cette même collection il y a quelques années (Lampes antiques d’Algérie [Monogr. Instrumentum,16], Montagnac, 2000), cet ouvrage qui regroupe près de 2000 lampes tardives et chrétiennes produites du IVe au VIIe-VIIIe s. achève le corpus exhaustif du mobilier lychnologique trouvé dans une aire géographique importante et resté pendant longtemps très peu connu. Les deux volumes complètent une lacune entre les catalogues existants consacrés au luminaire antique du Maroc et de la Tunisie. L'étude enrichit de sept variantes nouvelles la typologie de l'Atlante, revue par Barbera et Petriaggi en 1993. Elle fait connaître un nombre important de décors inédits et plus d'une cinquantaine de fleurons nouveaux ornant les disques et les bandeaux des lampes de type Hayes II.
Tout en restant largement ouvertes aux apports extérieurs, essentiellement ceux des grands ateliers producteurs de vaiselle et lampes en sigillée claire africaine localisés dans la Zeugitane et la Byzacène voisines, les provinces de Numidie, Maurétanie Sitifienne et Césarienne ont connu au Bas Empire plusieurs productions locales, restées pour l'essentiel inédites et dont l'étude approfondie constitue une avancée notable dans notre connaissance de l'activité des ateliers céramiques du Maghreb antique. L'auteur esquisse quelques pistes de recherches souhaitables : des analyses physico-chimiques comparatives de lampes trouvées dans un atelier de potier à Timgad avec des lampes de forme et de décors identiques recueillies sur le site producteur majeur de Sidi Marzouk Tounsi en Tunisie centrale. Ou des analyses de pâte de la céramique sigillée ramassée en grand nombre à Tiddis mais dont, en l'absence de fours ou autres preuves formelles d'ateliers, on hésite à dire si elle est importée de Tunisie ou produite sur place. L’ouvrage abondamment illustré s’adresse on le voit non seulement au spécialiste des lampes, mais aussi au chercheur dont le champ d’investigation couvre les techniques artisanales et plus largement l’histoire commerciale de la Méditerranée antique.

2007, 200 p., nbr. fig., 141 pl. h.-t.
55€ + port / emb. 7,20 € (ISBN 978-2-35518-002-6)


MI-36
, H. Eckhardt, N. Crummy, Styling the body in Late iron Age and Roman Britain. A contextual approach to toilet instruments

Utilisant une importante base de données issue des publications de fouilles cette étude offre une analyse typologique des petits accessoires de toilette, s’intéressant aux aspects sociaux liés à leur diffusion, leur chronologie, les zones de production et leur utilisation dans les sépultures. L’image qui ressort de ces données est replacée dans le large de la toilette, tant dans le monde romain que dans la Bretagne préromaine; s’y ajoutent, dans les provinces, d’autres instruments de toilette. Un dernier chapitre évoque de manière succincte le mobilier post-antique.Des appendices largement illustrés présentent le riche mobilier de la Bretagne romaine, avec une base de données accessible sur internet (Archaeological Data Service).
En dépit de leur taille modeste, les instruments de toilette concernent la présentation du corps, donc l’identité sociale et culturelle. En Bretagne, les exemplaires assemblés en trousses sont rares avant le début du Ier s. de n. ère. Après la conquête romaine de la Bretagne en 43 ap. J.-C., la production augmente et l’usage concerne alors des catégories sociales élargies. Alors que, sur le continent, les coupe-ongles disparaissent après la période augustéenne, ils restent en usage en Bretagne jusqu’à la fin du IVe ou au début du Ve s., représentant à cette époque la survivance insulaire d’une tradition laténienne.

2008, 201 p., nbr. fig.,
39€ + port / emb. 6,30 € (ISBN: 978-2-35518-009-5)



MI-37, G. Pagès, Artisanat et économie du fer en France méditerranéenne, de l'Antiquité au début du Moyen-Age. Une approche interdisciplinaire

L’Auteur propose ici un panorama de l'artisanat et de l'économie du fer autour des rivages français de la Méditerranée, sur la longue durée. La démarche archéologique intègre une approche archéométrique spécialement adaptée à l’analyse de la sidérurgie ancienne, utilisant métallographie et pétrographie.
La question est traitée dans son ensemble, non seulement sur la base des connaissances déjà acquises, à partir d’inventaires bibliographiques précis, mais aussi à partir des études inédites et détaillées de douze contextes métallurgiques « témoins », significatifs de problématiques propres. Ils sont documentés par l’ensemble des données archéologiques et, spécialement, sur la base d’une description rigoureuse des aménagements, du tri de près de 28 000 pièces métallurgiques – objets et scories – et de l’analyse archéométrique de 169 d’entre elles.
L’ouvrage se structure autour des trois grandes activités qui se dégagent de la chaîne opératoire de la métallurgie du fer directe : la production du matériau fer (la réduction directe du minerai), la fabrication des objets (forgeage) et le commerce du matériau fer sous une forme semi-finie (la circulation des demi-produits). Ainsi, à travers l’évolution de ces trois types d’activités économiques, il met en évidence les choix et les comportements qui ont été adoptés pour un même exercice, des cadres antiques à l’orée de la réforme carolingienne pour, finalement, contribuer à une meilleure connaissance de l’économie et de la société entre l’époque romaine et le début du Moyen Âge en Gaule du Sud.

2010, 317 p., 244. fig.,
53€ + port / emb. 7,20 € (ISBN: 978-2-35518-013-2)

 

MI-38, J.-L. Podvin, Luminaire et cultes isaques (Préf. de L. Bricault)

Après une mise au point historiographique sur le luminaire isiaque, l’étude aborde le vocabulaire utilisé par les Grecs et les Romains mais aussi celui adopté aujourd’hui par les archéologues. Les différents types iconographiques sont présentés, ils privilégient Sarapis devant Isis, Harpocrate et Anubis. En revanche, des séries entières de représentations, considérées à tort comme isiaques, sont écartées.
Les régions productrices de lampes à décor isiaque sont mises en évidence grâce aux marques d’ateliers, aux découvertes dans des ateliers, et au nombre d’exemplaires retrouvés en certains lieux. Des courants d’échanges sont ainsi établis entre des régions inventives et d’autres qui se contentent de copier ou d’acheter des modèles produits ailleurs.

L’étude de l’utilisation du luminaire isiaque montre que nombre de ces luminaires ont été utilisés dans la vie quotidienne et les laraires, mais aussi dans un contexte public (sanctuaires, processions, fêtes, initiation isiaque). Le faible nombre de découvertes en contexte cultuel est relativisé par les inventaires de temples, les inscriptions et les sources littéraires ; dans les sanctuaires isiaques, des lampes portant un autre décor pouvaient aussi être utilisées. A l’époque gréco-romaine, à l’instar du vêtement de lin et du sistre, le luminaire, constitue une « marque » spécifique des isiaques.

L’ouvrage comporte en annexe le catalogue de l’ensemble des lampes à décor isiaque actuellement connues hors d’Egypte (près d’un millier) et constitue le plus grand corpus de lampes de ce type réuni à ce jour. 60 % d’entre elles sont photographiées et forment une très utile banque d’images. Le catalogue des marques de lampes à décor isiaque devrait lui aussi fournir une aide précieuse à quiconque voudra identifier de futures découvertes, sur le terrain ou dans les réserves des musées.

2011, 370 p., 240. fig.,14 cartes, 38 tabl., 64 pl.
58€ + port / emb. 7 € N(ISBN: 978-2-35518-022-4)

 

MI-39, O. Caumont, Dépôts votifs d'armes et d'équipements militaires dans le sanctuaire gaulois et gallo-romain des Flaviers à Mouzon (Ardennes) (Préf. J. Scheid)

Aux confins des territoires rème et trévire, le sanctuaire des Flaviers à Mouzon (Ardennes) a livré près d'un millier d'armes et d'éléments d'équipements militaires. Il s'agit de boucliers, d'éléments de cottes de mailles et de cuirasses, d'épées, de poignards, d'armes d'hast, d'éléments de harnachement, de haches et de couteaux. Ces dépôts, datables du début de la période augustéenne jusqu'au milieu du premier siècle de notre ère, sont parmi les plus tardifs dans les sanctuaires de la Gaule. Ils illustrent essentiellement la notion d'offrandes de substitution, qui prend la forme de dépôts de parties d'armes réelles, de morceaux d'armes et surtout d'images d'armes à travers un processus de réduction symbolique. Une partie de ces dépôts correspond sans doute à un rituel de pars pro toto. Certains objets cumulent les gestes rituels en mêlant réduction et dégradation volontaire. Cette étude présente l'ensemble des objets découverts sous la forme d'un catalogue accompagné d'études typologiques, techniques et de comparaisons.

Par sa fréquentation, ses dépôts et ses rituels, le sanctuaire des Flaviers est au carrefour de deux traditions religieuses différentes. La nature particulière de ces dépôts votifs est replacée dans le contexte culturel et historique de cette phase de mutation entre monde gaulois et monde romain. L'identité des déposants est recherchée à travers la nature et l'origine des armes déposées : Gaulois ou Romains ? civils ou militaires ? fantassins ou cavaliers ? légionnaires ou membres des corps auxiliaires de l'armée romaine ?

2011, 470 p.,139. fig.,nbr. ill.
70 € + port / emb. 7 € N(ISBN: 978-2-35518-023-1
)

 

MI-40 - H. Amrein, E. Carlevaro, E. Deschler-Erb, S. Deschler-Erb, A. Duvauchelle, L. Pernet, Das römerzeitliche Handwerk in der Schweiz. Bestandsaufnahme une erste Synthesen/ L’artisanat en Suisse à l’époque romaine. Reconsement et premières synthèses.

?Vorwort und Danksagungen / Préface et remerciements

Inhaltsverzeichnis / Table des matières

1 Einleitung / Introduction
1.1 Die Publikation und ihr Umfeld / L’ouvrage et son cadre
1.2 Das Handwerk in der Antike / L'artisanat dans l'Antiquité
1.3 Zur Datenerfassung / Le recensement
2 Les différents artisanats / Die verschiedenen Handwerkszweige
2.1 Tonverarbeitung / Les métiers de l’argile
2.2 Glasverarbeitung / Les métiers du verre
2.3 Metallverarbeitung / Les métiers du métal
2.4 Les métiers de la pierre/Steinhandwerk
2.5 Les métiers du bois / Holzverarbeitung
2.6 Bein- und Hornverarbeitung / Les métiers de la tabletterie
2.7 Textilverarbeitung / Les métiers du textile
2.8 Herstellung und Verarbeitung von Leder und Pelzen / Les métiers du cuir et de pelletier
2.9 Les métiers de l’alimentation / Nahrungsmittelproduktion
2.10 Andere Produktionszweige / Divers autres métiers
3 Interactions entre artisanats / Das Handwerk im gemeinsamen Prozess
3.1 Materielle und technische Zusammenarbeit / Les interactions matérielles et techniques
3.2 Saisonalität / Saisonnalité
3.3 Mobilität / Mobilité
3.4 Produktivität und Absatzmarkt / Productivité et marché
4 Les répartitions spatiales et chronologiques / Die räumliche und zeitliche Verteilung
4.1 Avant l’arrivée des Romains: la situation à La Tène finale / Bevor die Römer kamen: die Späteisenzeit
4.2 Pax Romana. L’artisanat dans la suisse romaine / Das Handwerk in der römischen Schweiz
5. Synthese und Ausblick / Synthèse et perspectives
6 Catalogue / Katalog
7 Annexes / Anhang
7.1 Bibliografie zum Text und zum Katalog / Bibliographie pour le texte et le catalogue
7.2 Index / Register

2012, 378 p., nbr. ill.
61 € + port / emb. 7 € N(ISBN: 978-2-35518-027-9)

 

MI-41, S. Longepierre, Meules, moulins et meulières en Gaule méridionale, du IIe s. av. J.-C. au VIIe s. ap. J.-C.

 

2012, 569 p., nbr. ill.
77 € + port / emb. 7 € (ISBN: 978-2-35518-032-3
)

 

 

MI-42, V. Arveiller, H. Cabart (dir.), Le verre en Lorraine et dans les régions voisines. Actes du Colloque de l'AFAV, Metz, 18 et 19 novembre 2011.

 

2012, 396 p., nbr. ill.
(ISBN: 978-2-35518-028-6
)


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